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Notices bibliographiques

Droit de l'homme à la vie de la conception à la naissance (Le)

Jean-Marie HENNAUX, s.j.,, 1993

Institut d'Etudes Théologiques, Bruxelles
200 p. 165 FF, 990 FB

Une contribution majeure à la question de l'avortement. Jean-Marie Hennaux se situe clairement sur le plan théologique, c'est-à-dire à la fois de la raison et de la révélation chrétienne, telle que transmise par la Tradition catholique, avec une insistance particulière sur la notion de droits objectifs (ou naturels) développée par St Thomas. Sans pour autant négliger les points de vues philosophique, politique, juridique, moral, doctrinal et de l'exégèse.
Son trait caractéristique réside dans l'usage de l'analyse de texte. L'auteur décortique, commente et critique successivement, à la lumière de la raison et de la révélation, plusieurs textes belges sur la question de l'avortement : la déclaration des évêques de juin 1989, la loi du 3 avril 1990, la seconde lettre des évêques de mai 1990, en réaction à la promulgation de la loi en question, la charte d'éthique médicale de l'Université catholique de Louvain, un texte du groupe de laïcs "Paroles", paru dans La Croix du 25/06/92. Chaque texte nous est livré dans son intégralité avant son analyse, qui s'attache à en montrer les cohérences ou incohérences internes.
Jean-Marie Hennaux parvient ainsi peu à peu, au fil des textes, à nous faire percevoir les fondements théologiques et philosophiques qui sous-tendent la position de l'Eglise catholique sur la question de l'avortement, mais aussi les erreurs de raisonnement inhérentes à la position inverse. A ce titre, l'ouvrage constitue une contribution majeure à l'éclaircissement du débat entre partisans et opposants à l'avortement, tout du moins, l'auteur le reconnaît au début de son livre, pour les hommes et les femmes qui acceptent un débat honnête sur cette question, et qui acceptent de soumettre leurs opinions à l'éclairage de la raison et de la foi.
Jean-Marie Hennaux n'en oublie pas pour autant la dimension "existentielle" (par opposition à la réflexion intellectuelle, si tant est que cette opposition ait un sens) de l'enfant-à-naître et de sa relation inter-personnelle avec son Dieu créateur, puisque l'ouvrage se termine sur un commentaire remarquable du Psaume 139 : "Yavhé, tu me sondes et me connais, (...) C'est toi qui m'as formé les reins, qui m'as tissé au ventre de ma mère".
Enfin, l’on compte en annexe la lettre du roi Baudoin annonçant au Premier Ministre son impossibilité, en conscience, de signer la loi sur l'avortement, et un index de noms propres.
L'écriture est fluide et simple, elle ne réclame pas de connaissances théologiques ou philosophiques préalables et s'adresse à tous. Ce livre reste tout de même un ouvrage de réflexion et d'approfondissement, et non de militantisme.
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