|
|
|
|||||||||||
Culture de vie contre culture de mort ou La foi, l’Eglise et le bon sens |
|
François Marie ALGOUD et l’amiral BERGER, 1991-01Action Familiale et Scolaire / Oeuvre de la Cité vivante213 p. 120 F |
A l’issue de la lecture du précédent ouvrage de Jean-Marie Algoud (Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des moeurs), nous manifestions le regret que l’ouvrage se termine sur une note assez pessimiste. Culture de vie contre culture de mort répond avec brio à cette remarque. L’ouvrage est bâti comme le premier autour d’un nombre élevé de citations référencées (plus de 500), mais ceux qui connaissent la rigueur et la clarté méthodologique de l’Action Familiale et Scolaire, qui a prêté son concours, apprécieront de les retrouver ici. Si Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des moeurs n’était pas totalement exempt de citations du Magistère ou de penseurs catholiques sur les solutions aux problèmes de notre temps, force est de reconnaître qu’il s’agissait avant tout d’un constat. Culture de vie contre culture de mort offre cette fois, sous une forme agrémentée par les citations sans en renier l’exigence, l’esquisse d’une doctrine chrétienne qui replace la dignité de l’homme au centre - parce qu’elle est l’expression du reflet de la transcendance. Le premier tiers de l’ouvrage est consacré aux «fondements» : ordre naturel et surnaturel, vie don de Dieu (Evangelium vitae), vérité et liberté (Veritatis splendor), autorité et bien commun. Le second tiers est consacré à l’application pratique des fondements précités : amour conjugal, mariage, place de la femme, dignité de la procréation, respect de l’embryon, respect de la vie, chasteté, pudeur. La troisième partie , plus brève, revient sur les désordres actuels en insistant sur leurs causes idéologiques : matérialisme, subjectivisme, relativisme, laïcisme, libéralisme, modernisme, mais aussi très brièvement et probablement très incomplètement (car ce n'est pas l'objet principal de l'ouvrage), sur les organisations encourageant la perversion. La conclusion (une dizaine de pages seulement) invite à prier, s’informer, agir - trois composantes d’une même efficacité et d’une complémentarité indispensable pour les auteurs. L’ensemble du livre est au demeurant une description du beau, du bien et du vrai tel que nous le donnent à contempler l’ordre naturel des choses et la Révélation chrétienne (précisons donc au passage que l’optique est clairement catholique). Les lecteurs sont donc censés au terme de la lecture être en mesure de discerner les besoins et les moyens (naturels et surnaturels) pour leur conversion personnelle peut-être et pour le bien de la société qui les entoure ensuite. La conclusion est donc essentiellement un appel à rejoindre, avec le discernement désormais acquis, des structures combatives (dans le domaine des moeurs notamment). Il s’agit donc en quelque sorte d’un effort catéchétique rendant accessibles plusieurs encycliques et textes magistériels fondamentaux, dans une perspective d’action. L’ouvrage s’adresse à tous, mais la rigueur carrée de l’exposé satisfera avant tout les esprits logiques. En ce qui concerne les militants pro-vie, ils y trouveront non seulement un choix de sujets particulièrement bien adaptés à leur cause (avortement, respect de l’embryon, euthanasie, contraception), mais également une sorte de cour de formation personnelle pour «travailler avec méthode et non dans l’activisme bourdonnant ou le romantisme de l’aventure» (Amiral Berger). |
| Précédente - Fiche 365 - Suivante | |
© TransVIE - Tous droits réservés - Transvie • Nous contacter