Logo TransVIE

Accueil
Catalogue

Notices bibliographiques

Trois menaces à la société contemporaine (la contraception, les relations sexuelles pré-nuptiales, l'avortement); L'euthanasie (Les)

ABELLO Lawrence, 1986-04

Mouvement Vivere, Quebec

Traduction et édition : Mouvement Vivere, 6 rue Villeneuve, Case postale 2204, Succ. B., Hull J8X 3Z4, QUEBEC
Lawrence Abello est prêtre jésuite et docteur en physique. Ce livret rassemble le texte de ses dissertations et homélies au service de la vie.
Le texte sur la contraception est totalement fidèle à l'encyclique Humanae Vitae. Il vise à expliquer les différences morales fondamentales entre la contraception et la régulation naturelle des naissances.
Le texte sur les relations sexuelles pré-nuptiales vise à montrer comment celles-ci compromettent la solidité du mariage s'en suivant. L'argumentaire développé par l'auteur dans ce paragraphe est des plus originaux, à la fois très imagé, usant de paraboles, et très exigeant.
Le texte concernant l'avortement représente à lui seul la moitié de l'ouvrage. L'auteur développe des arguments assez inhabituels. Dans un premier temps, il s'attache à montrer que l'avortement est bien un meurtre, usant pour cela d'arguments scientifiques et philosophiques, et mettant en lumière les contradictions internes des partisans de l'avortement qui affirment que l'enfant à naître n'est pas un être humain. Une fois le meurtre prouvé, l'auteur s'attache à montrer, dans la seconde partie, que seule la transcendance fonde la notion de mal applicable à ce meurtre : "Si je considérais l'allègement de la souffrance temporelle comme le but ultime de ma vie, je serais un avorteur et un euthanasiste. Il est clair (..) qu'il serait impossible de trouver un principe logique en opposition à l'avortement et à l'euthanasie si on en venait à réduire la vie humaine à une existence purement temporelle". En d'autres termes, l'auteur estime que, sans référence à Dieu, l'homme peut très bien s'apercevoir que l'avortement est un meurtre, mais est incapable d'y percevoir un mal et peut même y voir un bienfait.
L'auteur aborde enfin la question difficile des cas extr êmes (viol, danger pour la mère) avec un argumentaire, une précision et une fermeté en faveur du respect de la vie qu'il est rare d'entendre, les auteurs hésitant habituellement à aborder cette question.
Le texte sur l'euthanasie (3 p.) présente peu d'intérêt.
Dans l'ensemble donc, ouvrage de grande valeur : pensée incisive et sans compromission, langage clair et sans détour, mais pour ces raisons il ne plaira pas à tout le monde. Pour ceux qui, dans la confrontation quotidienne avec la misère de l'avortement et les contingences humaines, ont besoin de retrouver des repères clairs pour poursuivre leur oeuvre en faveur de la vie. Se lit en 2 heures
Précédente - Fiche 71 - Suivante


© TransVIE - Tous droits réservés - Transvie • Nous contacter