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Enfant interrompu (L')

Chantal HAUSSAIRE-NIQUET, 1998

Flammarion
222 p. 98 F

L’enfant interrompu est le récit d’un avortement dit «thérapeutique» et de la facilitation du travail de deuil permis à cette occasion par la possibilité qu’ont eu les parents de voir le foetus. Ce récit («Lettre à Jacques»), prend la forme d’une lettre à l’enfant avorté après diagnostic d’une trisomie 18, écrite par sa propre mère, Chantal Haussaire-Niquet. Il est encadré de considérations sur le vécu psychologique du deuil périnatal, que la mort soit dûe à un avortement provoqué, à une fausse-couche ou à un décès néo-natale, et sur la pratique légale régissant l’ensevelissement de ces enfants (par Geneviève Delaisi de Parseval et Maryse Dumoulin).
L’approche est centrée sur les parents ; c’est-à-dire que les auteurs n’envisagent en aucune manière la moralité de l’avortement en lui-même, mais simplement la manière de faciliter le deuil parental par un accompagnement psychologique des parents et l’inhumation du petit corps.
Témoignage et commentaires, malgré leur délicatesse et précaution, nous paraissent manquer à l’essentiel : l’homme est envisagé comme insensible à la valeur transcendante du bien et du mal. Nous sortons de la lecture en restant sur notre faim, et sceptique. Toute tentative d’humanisation de l’avortement par la psychologie et l’inhumation du foetus nous semble vouée à l’échec tant qu’elle n’intégrera pas la dimension spirituelle de la personne. C’est là toute la différence entre la psychologie ordinaire et la démarche de réconciliation post-avortement proposée par certains mouvements pro-vie.
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