|
|
|
|||||||||||
Bioéthique et population : le choix de la vie |
|
SCHOOYANS Michel, 1994-03Sarment Fayard285 p. 65 FF |
Paru quelques mois avant L'avortement, la tragédie cachée d'une société qui s'effondre, de Daniel Rivaud et Alexandre Lukasik, Bioéthique et Population, le choix de la vie en constitue le complément idéal (ou vice-versa, si l'on considère les dates de parutions). Dans notre commentaire paru dans l'édition 74 de TransVIE-mag, nous regrettions que le premier n'aborde essentiellement que l'aspect individuel (technique, psycho-social, moral et spirituel) de l'avortement. Le second le complète à merveille : l'aspect individuel fait défaut tandis que sont exposées à leurs pleines mesures les implications collectives de l'avortement : effet de sape sur les fondements démocratiques, sur les droits de l'homme, sur l'indisponibilité du corps, sur le corps médical, aspects démographiques, dérives eugénistes et contrôles des naissances, euthanasie, ultranazisme, organisations internationales, implication de l'Eglise catholique contre la culture de mort. La déviation abortive des techniques dites contraceptives est abordée comme un point central du problème. L'avortement, la tragédie cachée d'une société qui s'effondre, est constitué de paragraphes brefs, concis et clairs. Bioéthique et Population, le choix de la vie, possède les mêmes qualités, sous la forme de questions-réponses (146 au total, aussi diverses que "Notre droit tendrait-il à accueillir une conception du corps considérant celui-ci comme une chose ?" ou "L'avortement n'apporte-t-il pas, malgré tout, un soulagement à la détresse des femmes ?"). Bioéthique et Population, le choix de la vie constitue en fait un argumentaire condensé dont M. Schooyans a tiré la substance dans deux ouvrages antérieurs plus développés, L'enjeu politique de l'avortement (cf TransVIE-mag n° 34 du 08/12/92) et La dérive totalitaire du libéralisme. A la différence de l'ouvrage de MM. Rivaud et Lukasik, le Père Schooyans, malgré son titre de consulteur au Conseil Pontifical pour la Famille, n'aborde pas la question théologique du problème. Son argumentaire reste entièrement laïque. Mais tous deux sont d'excellents outils de vulgarisation, dans deux styles d'écritures également accessibles au plus grand nombre. Enfin il n'est pas jusqu'au prix qui ne rapproche les deux ouvrages, d'une complémentarité exemplaire : 49 FF pour l'un, 65 FF pour l'autre. Une bonne raison pour offrir les deux. |
| Précédente - Fiche 236 - Suivante | |
© TransVIE - Tous droits réservés - Transvie • Nous contacter