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Bébés au feu |
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Litchfielf et Kentish, 1974Apostolat des Editions243 p. |
Litchfield et Kentish, journalistes, ont effectué des investigations sur l’industrie anglaise de l’avortement après sa légalisation en 1967, dans la plus pure tradition des enquêtes journalistiques anglo-saxonnes : magnétophone-enregistreur caché dans le sac à main : elle se faisant passer pour une femme enceinte cherchant l’avortement, lui est tantôt mari tantôt partenaire. Le résultat est accablant : tests de grossesse systématiquement positifs (alors que Kentish n’était pas enceinte), prix à la tête du client, proposition de rachat du bébé vivant, propos eugénistes, imprimés officiels remplis et datés par avance, travail à la chaîne...Litchfield et Kentish ont tout vu. L’ouvrage a près de 20 ans, et doit donc être considéré avec précaution et dans son contexte. Rien ne prouve toutefois que les choses aient tant changé : en début d’année 1992 encore, l’administration anglaise de la santé a été saisie de plaintes répétées quant à l’état sanitaire déplorable d’un avortoir du pays. La situation s’est-elle améliorée, ou l’absence d’investigations donne-t-elle l’impression qu’elle s’est améliorée ? La nuance est de taille, la question mérite d’être étudiée. Ce livre est un bon exemple de journalisme d’investigation, apte à susciter chez un journaliste honnête l’envie de quitter son bureau et d’aller voir de plus près ce qu’il reçoit habituellement aseptisé par le biais des communiqués de presse du Planning Familial. |
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