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Né pour l’éternité |
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CARRETTO Carlo, 1987Médiaspaul & Editions Paulines66 FF, 159 p |
«Viens par là, me dit-il, que je te fasse voir ce qui se passe de nos jours. C’est infiniment triste, mais c’est comme ça, et il ne nous reste que la prière et, parfois les larmes !» S’approchant de la poubelle, il en ouvrit le couvercle comme quelqu’un qui connaît le problème. Il tira de sa poche une lampe électrique et, se servant du bâton que je porte toujours avec moi, il se mit à fouiller le contenu tandis que je m’appuyais au chariot qui portait les bidons : ce dernier, métallique, me glaçait les mains. -Voilà, s’exclama mon ami, je voulais que tu voies, regarde... Ce sont les fruits des avortements exécutés à l’hôpital.» (...) Progressivement, je pris conscience qu’un angelot était posté sur mon genou, et qu’il me souriait; il semblait remuer les lèvres, scandant au même rythme que moi la parole Vis ! comme une litanie de chapelet. Moi aussi, je lui souris, essayant surtout de ne pas bouger, de peur qu’il ne disparaisse. Mais non ! Au contraire il restait immobile...tandis que mes yeux, le fixant avec attention, découvraient une ressemblance entre le foetus de la poubelle, entrevu à l’hôpital et ce chérubin, perché sur mon genou, qui continuait à prier avec moi cette simple parole : Vis ! vis... A part moi, je me disais : ce ne sont pas des choses de ce monde ! Est-ce que je rêve ? Mais peu importe : je me sentais heureux, et cela me suffisait. D’ailleurs, ne peut-on pas vivre de rêves ? Es-tu capable, toi, de distinguer entre le rêve et la réalité ? ... Et si la réalité n’était qu’un rêve ? mieux encore : si le rêve était la réalité toute entière ? Ce qui est sûr, c’est qu’en cet instant, je voyais parfaitement sur mon genou, croisé sur l’autre jambe, un angelot, et cet angelot était bien celui que j’avais entrevu dans la fameuse poubelle. Nous commençâmes à bavarder comme de vieux amis et, ce qui me frappait le plus, c’était sa joie, une joie pleine, consciente, profonde, débordante.» Ainsi Carlo Carretto nous introduit-il dans une réflexion spirituelle haute en couleur, sans que l’on sache jamais très bien où commence la part de fable et où se termine la réalité. Avec lui, vous entrerez dans une cathédrale emplie d’angelots, âmes des foetus avortés d’un soir. Que deviennent les âmes des enfants-à-naître avortés spontanément ou volontairement ? C’est la question, mais plus encore le prétexte, à un voyage dans la foi, sur le sens de la vie et l’amour incommensurable de Dieu pour ses créatures, dès la conception. Un ouvrage étonnamment original divisé en 11 chapitres distincts qu’on lira sans hâte, un chaque jour. Une bouffée d’espérance, un hymne à un Dieu tout-puissant, miséricordieux et vivant. |
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