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Pratique et gestion de la planification familiale dans les pays en voie de développement, à l’usage des cliniciens, des formateurs, des gestionnaires |
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Elisabeth WOLLAST, Marcel VEKEMANS, 1993De Boeck734 p. 285 FRF. |
Financé par le FNUAP et préfacé par Nafis Sadik, cet ouvrage se veut un guide pratique et un manuel de gestion pour l’implantation de programmes de planning familial dans le tiers-monde. Il est conçu comme un plan de formation avec, à chaque étape, ses objectifs et son résumé des acquis des étapes antérieures. Il couvre donc, de manière très didactique et schématique, des domaines techniques et sociologiques essentiels : physiologie de la reproduction, maladies sexuellement transmissibles, méthodes contraceptives, prise en charge clinique des patients, acceptabilité, mais aussi économique : quantification des besoins, évaluation des services, optimisation des ressources, gestion des stocks, intégration avec les services de santé maternelle... Des exercices sont proposés au terme de chaque module. 45 fiches techniques sont rassemblées en fin d’ouvrage. L’autoritarisme qui préside au contrôle des naissances est ici flagrant, par exemple lorsque le directeur du FNUAP en Côte-d’Ivoire explique candidement qu’ “il est indispensable de fixer des objectifs démographiques précis pour les traduire en objectifs programmatiques opérationnels détaillant le nombre de couples devant recourir aux méthodes contraceptives modernes’, ou encore “l’importance critique des programmes de planification familiale, éléments essentiels de la politique visant à modifier le comportement démographique de la population”. On est loin ici d’une simple réponse à un besoin contraceptif existant, mais bel et bien dans une approche autoritaire visant à MODIFIER les comportements à des fins malthusiennes. Conséquemment, les statistiques retenues sont bien souvent orientées, telle celle qui affecte au condom une efficacité de 85 à 97 %, et les commentaires visent systématiquement à minimiser les désavantages et à souligner les avantages des méthodes contraceptives ou abortives dites “modernes”. L’ouvrage intéressera les organisations pro-vie pour référence et pour un ensemble de détails : -concernant les pilules contraceptives, les implants sous-dermiques, les anneaux vaginaux et le stérilet, l’effet anti-nidatoire est souligné ; concernant la pilule “du lendemain”, il est noté : “action unique : effet anti-nidatoire” (p. 213) - "il n’existe pas de méthode contraceptive sans risque pour la santé de l’utilisateur" (p. 345) ce qui signifie que le "safe-sex" est un leurre, mais les auteurs ne le disent pas ainsi. Inversement, un certain nombre de chapitres, consacrés à la planification des ressources financières et humaines et à leur gestion, ou au suivi des femmes, pourront être réutilisés à profit par des associations diffusant les méthodes naturelles de régulation des naissances. |
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