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Notices bibliographiques

Deeply damaged. An explanation for the profound problems arising from aborting babies and abusing children

Philip G. NEY, 1997

IIPLCARR, Canada
342 p

Le Dr. Philip Ney est connu pour avoir lancé les bases d’une classification thérapeutique moderne des troubles post-avortement et avoir proposé des thérapies fondées sur une approche professionnelle des troubles psychiques. Plusieurs de ses articles ont trouvé dans les pages de TransVIE traduction et publication. Il a créé au Canada l’IIPLCARR (Institut International pour l’étude et la guérison des pertes d’enfant à naître et des enfants victimes d’abus), une structure visant à assurer et promouvoir ses recherches et à développer un réseau de thérapeutes et d’accompagnateurs utilisant le fruit de ses recherches dans l’application de programmes de guérison psychologique intitulés «L’Espérance est vivante» (Hope Alive). Ces programmes pour les femmes (et leur entourage) blessées par l’avortement ou les enfants (ou anciens enfants) victimes d’abus et de traumatismes psychologiques sont menés par des volontaires ayant suivi une formation intense auprès de l’ILPLCARR, formation sanctionnée par un diplôme d’aptitude. La formation s’appuie notamment sur deux ouvrages, Depply damaged et un guide de thérapie, ce second n’étant délivré qu’aux participants des séminaires de formation. L’IIPLCARR entend en effet maintenir une qualité et un professionnalisme dans l’écoute et l’accompagnement psychologique qui ne se satisfont pas d’une simple lecture, même approfondie, mais nécessitent la participation entière du candidat aux stages de l’organisation et la sanction des compétences par un diplôme.
Deeply damaged est donc avant tout un outil de description, de catégorisation et de sensibilisation du Syndrome Post-Avortement (PAS), du Syndrome des Survivants de l’Avortement (PASS), des troubles liés à l’abus et à la négligence d’enfants (CAN) ou au manque de soutien de la part du partenaire de vie (LOPS). Précisons d’emblée que l’approche diagnostique et thérapeutique proposée est fondamentalement chrétienne en ce que l’origine et la fin spirituelle de tout être humain sont intégrées dans la démarche comme un élément constitutif et explicatif de la personne et de sa psychologie, éléments qu’on ne peut ignorer sous peine de rendre vaine toute tentative de guérison.
Les deux premiers chapitres (120 p.) sont consacrés aux bases de la psychologie (notamment infantile) et de son pendant, la psychopathologie et ses origines. Les chapitres 3, 4 et 5 (117 p.) décrivent en détail les syndromes post-avortement mais également les troubles psychopathologiques liés, chez les personnes vivantes, à la pression euthanasique et eugénique actuelle. Les chapitres 6 et 7 (35 p.) décrivent brièvement («chronologiquement») le processus de guérison tandis que les chapitres 8 et 9 (35 p.) précisent les conditions requises pour le traitement par groupe des victimes de l’avortement et les concepts sous-jacents du programme de traitement. Le chapitre 10 résume les recherches passées ou en cours (dont certaines ont été traduites dans les pages de TransVIE-mag) de l’auteur au sujet du syndrome post-avortement.
L’ensemble vise donc tout à la fois :
- à faire l’état des connaissances actuelles et à catégoriser les troubles de type «syndrome post-avortement», dans leurs multiples variantes ;
- à susciter chez le lecteur une prise de conscience de l’ampleur des dégâts, une empathie pour les victimes de ces troubles et le désir de briser la chaîne interminable des répétitions dramatiques intergénérationnelles ;
- à présenter une thérapie pour la guérison de ces troubles, en insistant sur leur complexité et par conséquent sur la nécessité d’une formation rigoureuse avant tout engagement.
- à présenter des résultats crédibles de recherches cliniques sur ces troubles, dans une vision intégrale de l’homme.

La démonstration est convaincante et mériterait une traduction extensive. Précisons que l’ouvrage aborde au fil des pages un ensemble complet de troubles similaires dans la forme mais très différents dans l’origine. Ainsi, la même approche thérapeutique intéressera aussi bien les femmes ayant connu un viol, les enfants ayant perdu un frère par avortement, une femme souffrant de dépression à l’issue d’un avortement spontané (fausse-couche) ou volontaire («IVG»), ou une survivante d’actes d’épuration ethnique, les deux points-clés de l’approche étant les notions de victimisation et de transfert.
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