Logo TransVIE

Accueil
Catalogue

Notices bibliographiques

Pro-Life Answers to Pro-Choice Arguments

ALCORN Randy, 1992

Multnomah Press, Portland, OR. USA
294 p. US $ 10

Le principe des questions-réponses a été utilisé plusieurs fois par les mouvements pro-vie en toutes langues. Rarement le procédé n’a toutefois été utilisé avec autant de bonheur que dans le présent livre. Car cette fois, les réponses ne répondent pas à des questions, mais à des arguments pro-avortement universels. Ils s’agit donc, d’emblée, de contre-arguments ; ce qui offre à l’utilisateur de l’ouvrage une longueur d’avance sur les arguments de son interlocuteur pro-avortement, et peut aussi amener un militant pro-avortement à reconsidérer sa position, s’il accepte la confrontation avec honnêteté.

D’un anglais très accessible, cet ouvrage de vulgarisation comporte 39 arguments pro-avortement faisant chacun l’objet de 3 à 10 contre-arguments (soit au total environ 200 contre-arguments) couvrant les questions concernant l’avortement et :

- la vie, l’humanité et la personne ;

- les droits et la justice ;

- les problèmes sociaux ;

- la santé et la sécurité médicale ;

- les cas difficiles (viol, inceste, handicap, ...) ;

- le caractère des militants pro-vie.

Rien de particulier dans ce sommaire, sinon le fait que l’ouvrage ne porte que sur l’avortement au sens strict et chirurgical (il n’est question ni d’euthanasie, ni de la dérive abortive des contraceptifs, même si leur cas est implicitement abordé par la première partie, qui traite de la personnalité de l’embryon et du foetus).

L’originalité (et la valeur de ce livre) résident en fait dans l’exhaustivité des contre-arguments, qui font appel à un grand nombre de champs de l’activité humaine : logique, droit, médecine, sciences sociales, philosophie, théologie, histoire, exégèse...

Prenons le cas tout simple de l’argument n° 1 (qui n’y a jamais été confronté ?) :

«Le moment où débute la vie est incertain. C’est une question religieuse à laquelle la science ne peut apporter de réponse».

Vous avez sans doute à l’esprit un contre-argument. Mais auriez-vous pensé à ceux proposés par Randy Alcorn :

- s’il y a un doute, le bénéfice du doute devrait être accordé à la protection de la vie (argument logique) ;

- les textes médicaux et scientifiques reconnaissent de manière constante que la vie commence à la conception (contre-argument direct, illustré par de nombreuses déclarations de scientifiques éminents) ;

A l’argument : «le foetus n’est qu’une partie du corps de la mère», Randy Alcorn a trouvé 5 contre-arguments :

- le code génétique définit l’identité d’un corps ; or le code génétique de l’enfant est différent de celui de la mère (argument génétique et biologique) ;

- la mère peut mourir et l’enfant survivre, ou l’inverse (argument par l’absurde) ;

- l’enfant joue un rôle actif dans la grossesse, contrôlant son développement et le moment de l’accouchement ;

- être dans quelque chose ne signifie pas être une partie de cette chose (argument philosophique) ;

- l’emplacement ne constitue pas un critère valable de discrimination (argument juridique) ;

A l’argument : «Le droit à l’avortement est fondamental pour la cause des femmes. Ils est essentiel pour qu’elle ait des droits égaux à ceux des hommes», Randy Alcorn trouve cinq contre-arguments :

- les premières féministes étaient pro-vie, pas pro-avortement (argument historique) ;

- toutes les féministes contemporaines ne sont pas pro-avortement (argument logique) ;

- les droits de la femme ne sont pas liés de façon inhérente au droit à l’avortement (argument philosophique) ;

- les postulats du mouvement pro-avortement supposent l’incompétence de la femme (à assumer sa grossesse ou à être informée correctement de la procédure d’avortement et du développement de l’enfant) ;

- l’avortement est devenu un moyen exacerbant le sexisme (notamment l’élimination des foetus filles) (argument social).

Enfin, dernier exemple, à l’argument : «que diriez-vous à une femme dont l’enfant à naître est malformé et handicapé ?», Randy Alcorn propose les 10 contre-arguments suivants, de valeurs inégales :

- les diagnostics ne sont jamais sûrs ;

- peu de malformations sont majeures ;

- les diagnostics médicaux sont eux-mêmes source de malformations ou de dangers ;

- les enfants handicapés sont souvent heureux de vivre ;

- les enfants handicapés ne se réduisent pas plus à des «charges» que les gens «normaux» ne se réduisent à des «bénéfices» ;

- l’utilisation d’un langage déshumanisant modifie notre façon de penser, mais pas la nature ou la valeur intrinsèque d’un enfant ;

- notre société est hypocrite vis-à-vis des handicapés ;

- les contre-effets psychologiques de l’avortement sont plus fréquents et plus graves lorsque l’avortement a été commis à cause du handicap de l’enfant ;

- les arguments pour tuer les foetus handicapés ne sont cohérents que si l’on tue aussi les adultes handicapés ;

- l’avortement des handicapés prive l’humanité de personnes qui peuvent contribuer significativement à son développement (cas de Beethoven) ;

L’ouvrage contient un volumineux appendice (60 pages) comportant notamment une liste de contrôle (check-list) de 50 manières de protéger l’enfant à naître et d’aider sa mère ; une liste importante d’organisations pro-vie (américaines) ; une bibliographie (livres, tracts et brochures, modèles plastiques, tee-shirts et pancartes) et filmographie (anglophone) sur l’avortement ; un index rerum.

Un livre qui mériterait une traduction mais aussi peut-être une adaptation des déclarations utilisées qui ne font référence qu’à des personnalités, quotidiens et magazines américains.
Précédente - Fiche 244 - Suivante


© TransVIE - Tous droits réservés - Transvie • Nous contacter