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Notices bibliographiques

Interruption Volontaire de Grossesse. Dossier Guide 1993

, 1993

Ministère des Affaires Sociales
30 p. Disponible aux Directions Départementales des Affaires Sanitaires et Sociales.

Institué par la loi n°75-17 du 17/01/75 (loi Veil), le dossier-guide doit en principe être remis par le médecin à la femme qui sollicite un avortement dès la première visite.

Etant donné le caractère de la loi Veil, dont tout esprit de dissuasion a été effacé avant le vote, ce dossier-guide paraît cohérent avec le texte qui l’a institué.

On y trouve d’une part les conditions de l’avortement (délais, procédures administratives) et d’autre part les aides et les droits pour celles qui souhaitent poursuivre la grossesse, et, en annexe, les adresses des organismes nationaux pouvant délivrer le certificat d’entretien social institué par la loi.

Au passage, il est fait publicité pour la contraception «afin d’éviter un nouveau recours à une IVG».

En fait, les techniques d’avortement sont décrites d’une manière tellement théorique qu’elles en paraissent anodines, rapides et sûres, d’autant que les complications ne sont pas décrites.

Plus grave, un encart affirme qu»il est des cas où le recours à l’avortement est rendu nécessaire pour des raisons graves de santé de la mère ou de l’enfant-à-naître.» Cette affirmation constitue bien évidemment un mensonge patent et constitue une pure propagande en faveur de l’avortement dit «thérapeutique» :

- d’une part on ne connaît pas de cas où l’état de santé de l’enfant-à-naître puisse être amélioré en l’avortant.

- d’autre part les cas de dilemne mère/enfant sont rares (grossesses ectopiques) et les femmes qui sont dans cette situation ne sont pas de celles qui font demande d’avortement et ne sont pas susceptibles, par conséquent, de lire ce dossier-guide.

D’une allure sobre, le dossier ne contient pas d’image d’enfants-à-naître, dont le développement n’est pas expliqué.

On se demande comment une femme enceinte peut se sentir clairement informée par un dossier qui ne lui explique ni ce qu’on va lui «enlever», ni comment on va faire, ni les conséquences que cela aura pour elle. C’est probablement ce qui s’appelle «le consentement informé» ou le «libre-choix».


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