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Contraception hormonale (La) |
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, 199xInternational Planned Parenthood Federation140 p. 60 FF |
Physiologie de la reproduction et pharmacologie des stéroïdes contraceptifs : formes, efficacités, interactions médicamenteuses, effets bénéfiques et indésirables. Le titre de l'ouvrage est trompeur dans la mesure où des méthodes abortives sont aussi présentées (pilules progestatives, "pilule du lendemain", Depo Povera, implant Norplant, ...). La volonté d'amalgame est patente : on peut lire page 18 la description suivante de la physiologie de la reproduction : "Une fois dans la cavité utérine, le zygote commence à produire de la gonadotrophine chorionique, qu'on peut déceler dans le sang maternel dès le 8° ou 9° jour après l'ovulation. La plupart des experts considèrent ce moment comme celui de la conception". L'effet abortif d'un grand nombre de contraceptifs oraux combinés (pilule classique) est clairement reconnu : "Ces deux mécanismes [modification de la glaire cervicale et empêchement de la nidation] servent de soutien en cas d'ovulation fortuite" (p.23). "Un cycle ovulatoire normal est observé chez 40% des utilisatrices [de contraceptifs aux progestatifs seuls] "et "la perméabilité au sperme [de la glaire cervicale] commence à se rétablir 20 à 22 h après l'ingestion [de la pilule aux progestatifs seuls]" (p. 69). Si la contraception post-coïtale est considérée dans ce livre comme "une méthode d'urgence et pas comme une méthode régulière de contraception", ce n'est pas par considération morale , mais uniquement parce que "il n'existe pas de méthode de contraception post-coïtale pour laquelle les informations disponibles sur l'efficacité et l'innocuité permettent de recommander la méthode comme convenant à l'utilisation régulière en pratique clinique". (p. 91) Les risques de la contraception sur la santé des femmes sont systématiquement minimisés; surtout il est clair que pour l'IPPF il n'y a pas de plus grand danger qu'une grossesse; la fin justifie tous les moyens : "Les risques des contraceptifs oraux doivent être comparés avec (1) leurs avantages contraceptifs et non-contraceptifs; (2) les risques et l'efficacité des autres méthodes de contraception; et (3) avec les taux de morbidité et de mortalité associés aux grossesses accidentelles" (p. 30). "En choisissant une autre méthode de contraception, la personne qui la prescrit doit se rappeler qu'une grossesse risque d'avoir une influence plus néfaste sur le foie [qu'une contraception orale]" (p. 36). "Une contraception particulièrement efficace [contraception orale] est nécessaire [à la puberté] en plus de la méthode mécanique (barrière) [préservatif] employée pour protéger le col de l'utérus contre les maladies sexuellement transmissibles" (p. 53) (C'est transVIE-mag qui souligne). Pour l'IPPF, la sexualité chez les adolescents ne présente que deux risques : "La grossesse" et "les maladies sexuellement transmissibles" (p. 53). Plus grave encore, et bien qu'il soit conscient des risques des contraceptifs sur la santé des femmes, l'IPPF promeut la distribution non médicale des contraceptifs oraux : "L'IPPF pense que quiconque qui pourvoit normalement aux besoins de santé d'une communauté, que ce soit un médecin, une infirmière, une sage-femme traditionnelle, un pharmacien ou un commerçant, peut être une personne appropriée pour la distribution des contraceptifs oraux. Un grand nombre d'associations membres de l'IPPF, ainsi que d'autres prestataires de planification familiale, ont établi des méthodes sérieuses et simples de distribution non médicale de contraceptifs oraux." (p. 64). En bref, un ouvrage très instructif sur l'IPPF (fer de lance du malthusianisme et de l'avortement), rempli de détails qui peuvent se révèler utiles (par exemple, la reconnaissance d'un taux élevé d'échec de la pilule combinée ("jusqu'à 6,2 pour 100 femmes-années", p.26)). Vendu en France par le Mouvement Français du Planning Familial (filiale française de l'IPPF), Paris |
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